Quelle place
pour les citoyens ?
Le Haut Comité français pour la défense civile vient de rendre public l’actualisation de son Livre blanc sous le titre Rapport Défense civile 2008 : Constats et propositions pour une vision globale de la sécurité. S’il salue le travail accompli ces dernières années pour mieux préparer le pays aux grandes crises – terroristes, biologiques, sanitaires ou écologiques –, il estime que « la population est largement écartée de l’information sur les dangers, sur les comportements à tenir en cas de péril, et surtout peu responsabilisée ».
Un constat que Premiers secours magazine partage… mais qu’il faut étendre aux accidents du quotidien. Malgré le très grand nombre de victimes de ces accidents, leur gestion est à tout niveau l’oubliée des grands programmes de l’UE, comme le rappelle le député européen Kader Arif dans nos colonnes. Et la France est à la traîne en matière d’enseignement des premiers secours. Comment le citoyen peut-il être plus qu’un simple spectateur en situation de crise si les bons réflexes ne sont pas enseignés ?
Deux bonnes nouvelles viennent toutefois tempérer le tableau. Primo, l’implantation de défibrillateurs dans les lieux publics, qui se généralise, va probablement s’accompagner d’un renforcement de la formation aux premiers secours. Secundo, ces derniers font maintenant partie intégrante des programmes scolaires. De très bons exemples de ce
qu’il faut faire… mais le chemin est encore très long.
La sécurité civile et la protection de la population ne sont pas du seul ressort des services de secours, des services médicaux ou des associations de sécurité civile, quel que soit leur dévouement : c’est l’affaire de chacun d’entre nous.
Gildas de Robillard
Directeur de la publication